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 Ses derniers mots, ils me dépassent encore, et ce même physiquement. [FINI]

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Édouard Anew
Admin - Homme des Lumières et de l'Industrie
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RPG - Emploi : Chef de la Région des Lumières et de l'Industrie

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MessageSujet: Ses derniers mots, ils me dépassent encore, et ce même physiquement. [FINI]   Mer 11 Fév - 15:47



Ses derniers mots, ils me dépassent encore, et ce même physiquement.

Sale contrat...


Cette fois, parlons un peu de moi, hein ? Employons ce mot que je déteste tant, ce "Je" qui est mort depuis le moment où c'est "Elle" qui le fut. C'est tellement banal, non ? Tout ce qui ne nous concerne pas paraît étrangement ordinaire... Je n'aurais jamais pu deviner moi non plus, avant, que ce le soit si peu. Regardez-moi... Je suis pitoyable. Mais, après tout, n'est-ce pas normal de ressentir cela ? Que reste-t-il de tous ces papiers, de tous ces stylos qui envahissent mon bureau ? Que reste-t-il de concret ? Où est donc passée cette écriture, cette encre qui, sur une simple feuille de papier froid, semblaient soudain valoir toutes les signatures au monde, tous les accords financiers de la planète ou même dépasser touts les plus hautes importances qui fussent à mes yeux ? Pourquoi ces mots qui teintaient autrefois d'une magie colorée le bois durcit de cet écritoire, là, juste en face de moi, me manquent-ils tant ? Il n'y avait pourtant aucune signature à faire, aucun tampon à marquer, aucune date buttoir... Aucune valeur administrative, concrète et c'était alors tout ce qui devait l'être qui ne l'était plus ! Non... Je ne veux plus y songer, plus dans cette histoire, pas encore... Pour la première fois, je... je voudrais jeter ce chapeau maudit... Ce haut-de-forme si creux et qui pourtant est plein de souvenirs de malheur ! Chaque 11 novembre, il pèse soudain un poids insupportable. Que m'apporte-t-il ? Mais dites-le moi ! Dites-le moi, je vous en prie ! En ai-je vraiment besoin ? Dois-je garder en ma mémoire toutes ces histoires ? Puis-je... Ah, - bon dieu ! - mais cesse donc de te poser toutes ces questions ! A-t-on déjà vu autant de pensées, de réflexions, de questionnement pour une affaire ? Une vieille affaire, qui plus est... Ces formalités ne devraient pas tant me torturer l'esprit. Ce sont des formalités ! Ce sont des formalités ! Ça n'a aucune valeur ! Ce ne sont que des formalités ! On devrait pouvoir envoyer ces souvenirs, tout ce malheur détestable par colis avec un reçu. Mais rien ne peut archiver, signer, dater, expédier, classer, autoriser, refuser ou marquer à la cire ce genre de contrats. Ce contrat, - loin d'être une formalité, hélas - je l'ai signé il y a fort longtemps... J'ai misé ma liberté dessus et me suis engagé à vie. Ce stupide contrat que passent deux personnes, devant la loi où je ne sais quoi, qui stipule surtout que vous serez condamné à souffrir éternellement si l'un des deux signataires ne peux plus remplir les clauses... C'est écrit en tout petit, en astérisque et vos yeux aveuglés par cette chose immonde qu'on appelle l'espoir, l'amour ou je ne sais quoi ne peuvent les apercevoir. Rien ne peut annuler cet engagement, rien ne peut éteindre le feu qu'il produit en vous, qui vous harcèle chaque jour et qui vous enflamme celui où il a été rompu. Mais... Mais elle est morte, bon sang ! Comment voulez-vous que ? Que quoi, hein ? Comment vouliez vous que je puisse continuer à vivre alors même que ma bague ne brillait plus du même éclat sans elle ? Un contrat qui précise qu'on doit se battre pour vivre en cas de rupture malencontreuse de celui-ci, tout en vous infligeant une douleur mortelle... Je ne sais même plus ce qu'il y était inscrit, il y a eu trop de poids, trop de retombées après qu'elle n'ai plus pu le respecter. Il aurait fallut qu'elle puisse honorer le contrat sans qu'on me la prenne ! Il aurait fallut qu'on puisse vivre heureux, comme c'était écrit ! Sans que les maudites astérisques ne viennent nous empoisonner la vie ! Oh, bien sûr, vous me direz que ce n'était pas vraiment inscrit... Tout cela, je le comprends maintenant, que... que le mariage est à ce point douloureux lorsque l'on est plus... deux pour le vivre.

"Édouard, tu viens, oui ?"

Mais qui... qui est cette fille ? Elle ne craint pas d'être sous ce soleil ? Qu'est-ce qu'elle fabrique ?

"Édouard, tu écoutes quand on te parles ? Bon sang c'est pas vrai ça, on aura tout vu avec ce gamin..."

Je... Je devrais peut-être aller l'aider, elle... Elle a l'air exténuée ! Elle a les mains dans la terre... Tonton attendra, un peu plus un peu moins... Hi hi ! Le garçon s'approche en courant. Elle l'aperçoit et ouvre de grands yeux. Elle doit être surprise par ce petit garçon qui vient vers elle.

"Hé ! Tu veux que je t'aide ?" lança-t-il

Elle le fixe de ses grands yeux verts. Elle recule, accroupie, en lâchant la terre qui lui a salit les mains.

"Qu'est-ce que tu fais ? Les filles ne doivent pas traîner ici ! Et puis qu'est-ce que tu fais, ici on ramène le charbon tu sais, tu ne dois pas jouer avec la terre où on va nous crier... Regarde tes mains !"

Elle fait. Ses mains sont pleines de terre noire. Elle relève les yeux et se remet à fixer le jeune Édouard. Elle ne l'avait jamais vu, ou si, peut-être dans le village d'à côté. Mais elle n'habite là-bas, elle vit... Dans un relais pour chevaux, pas loin, avec son père.

"Tu t'appelles comment ? Moi, c'est Édouard, Édouard Anew ! Mon tonton il est là-bas, c'est celui qui est tout rouge et qui tape sur le sol. Tu veux venir ?"

Elle est jolie, ses cheveux tombent sur le sol, elle doit les avoir tellement longs ! La fille recule encore. Toujours accroupie, elle hésite à parler. Puis après quelques secondes où Édouard restait planté comme un piquet, elle se lève subitement:

"Anne ! Anne Fouges !"

Elle part en courant vert les mines. Hé ! Mais qu'est-ce qu'il lui prend, elle est pas bien !... Ce ne sera que 8 ans après qu'Édouard reverra Anne. 8 ans où il la gardera dans un petit coin, tout petit, de sa mémoire. Par un hasard chanceux, ils se retrouveront au même moment à la gare du train inter-régions pour prendre celui-ci. Anne aura bien changée, une robe longue et blanche quand le garçon qui l'avait vu il y a des années la rencontrera. Lui aussi, il aura grandit, avec un costume gris à la coupe ajustée. Il aura 17 ans, Anne aussi.

"M.Anew, cria une vieille femme, je suis si contente de vous rencontrer ! Sachez que je suis de toute cœur avec votre projet. Je suis votre candidature aux élections depuis le commencement, vous savez. Cependant, vous comptez aider, financièrement je veux dire, Lilion-le-Vivant ? Comme je sais que vous avez parlé de porter secours à votre village Karbonis...

- Écoutez mademoiselle, tout d'abord je vous remercie chaudement de votre assistance pour ma campagne. Mais, Lilion-le-Vivant est une ville portuaire assez développée et... A vrai dire, je préférerai aider les zones pauvres, que jusqu'ici aucun chef n'a entendu aider. Je pense particulièrement à Olives-les-oies ou à Fougerion, où des centaines de personnes vivent les pieds dans la boue. Bien entendu, je n'ignore pas le terrible incendie qui a ravagé Lilion-le-Vivant, mais je pense que les fonds monétaires de la ville disposent d'assez d'émeraudes pour réparer les dommages. Comme je le dit chaque jour, je compte...

- Excusez-moi ! Cela fait des heures que je poireaute ici, auriez vous l'amabilité de... Euh... M'aider ? une jeune fille venait de couper la parole à Édouard.

- Oh, je... Enchanté, je... Oui.

- Vous ?

- Je, oui nous sommes Mardi. Mardi 20. 20 mars.

- Je vous demande pardon ?

- Non, je vous prie de ne pas m'excuser ! Vous excuser je veux dire... Je... A qui ai-je l'honneur ?"

Anne dévisagea l'homme qui lui faisait face. Étrange personnage... se dit-elle. Elle posa ses bagages à terre, et Édouard ne cilla pas, il la fixait toujours avec cet air contenu mais paradoxalement intense. Il semblait avenant, chaleureux aussi mais un peu à côté de la plaque. C'est comme s'il parlait une langue différente et unique en son genre, mais que tout le monde comprenait. Anne sourit et pointa son index vers elle et articula comme s'il était idiot:

"Je suis An-ne. An-neuh."

Édouard regarda alors derrière son épaule comme s'il voyait un train qui passait. Anne... Voilà qui me rappelle, hm... Quelque chose, mais quoi? Il fixa longtemps un point fixe au-dessus l'épaule de la jeune femme.

"Fou... Fouges..."

Anne cessa soudain de sourire. Il venait de prononcer... Son nom de famille ? Mais, alors, elle le connaissait ? C'est qui cet homme ? Je le connaîtrait ? Anne fixa à son tour par-dessus l'épaule d'Édouard. Elle aussi semblait voir un train, qui justement passait derrière elle sans qu'elle ne s'en rendit compte. Le bruit ambiant empêchait d'entendre distinctement le bruit de l'arrivée de l'énorme machine. Et, malheureusement, Édouard cessa juste avant que le train n'arrive en gare de fixer en sa direction, pour décomposer des yeux le visage d'Anne. Lui non plus n'entendit rien et c'était fort dommage car... Le train ne passait qu'une seule fois par jour.

"Anne Fouges.
- Qui êtes-vous ? Vous connaîtrais-je ?"

C'est alors que la vieille dame de tout à l'heure intervenu:

"Oh, vous ne connaissez donc pas M.Anew ! Il est pourtant renommé désormais. Oh, je vais rater mon train, moi. Quelle cruche ! A bientôt, cher Anew et n'oubliez pas de devenir chef."

L'information que le train était arrivé ne fut pas décryptée par nos deux jeunes qui, après avoir finit brièvement leur "conversation", s'en allèrent boire un thé au coin de la rue de la gare. Ils se rappelleront alors leur première discussion. Ce sera 5 ans plus tard, quand ils auront 23 ans, qu'ils passeront ce contrat qu'Édouard ne souffrira plus après le terrible évènement qu'il arriva un sombre jour... Anne avait développée une maladie pulmonaire encore peu connue à l'époque, qui est toujours peu connue d'ailleurs. Elle avait tût ce secret à Édouard et... Il se trouva qu'un jour elle ne pu plus le lui cacher. Elle crachait ce sang, qui devenait encore plus rouge à mesure qu'elle en perdait. Sa robe banche, qu'elle avait mise le jour de leur deuxième rencontre, était tâchée aussi de ce liquide rouge qui montait à la tête d'Édouard. Une odeur de mort empreignait la chambre d'Anne. Édouard la secouait, la suppliant de se battre et lui promettant qu'il trouverait un remède. A cette époque, il n'était pas chef car il avait raté sa première élection, et cela l'importait peu en cet instant. Ses larmes se mêlaient au sang de sa femme, et sa bague perdait déjà un peu de son éclat, tout comme le contrat perdait de son sens.

"Anne, je... Je ne veux pas, je ne veux pas ! Je vais demander à un prêtre de te purifier, d'implorer l...

- L'Esprit de la Terre ? Ah... Tu ferais mieux de *teuh* d'oublier tout ça. Je vais mourir, Édouard, je meurs déjà.

- Mais cesse donc de dire ça, tu veux ! Pauvre idiote ! Si tu meurs, alors je tomberai malade, il faut que je tombe malade moi aussi, et comme ça je te rejoindrais, en endurant les même souffrances que tu endures. Je ne veux pas que tu traverse ça seule !

- Regarde-toi... C'est pitoyable, Édouard, arrête, je *teuh* je t'en prie *teuh* arrête de t’apitoyer sur mon sort. Tu n'es plus cet enfant qui regrettait que mes mains soient salies de terre.

- Mais tais-toi donc ! Si j'ai plains tes mains noires, elles n'était pas rouges comme aujourd'hui ! Laisse-moi dire ce que je...

- "Tu" ne rien du tout. Ta vie sera longue, Édouard, ta destinée *teuh* sera grande.
- Arrête de jouer les devins, tu veux. Tes visions sont si troubles... Tu crois que je voudrais vivre longtemps après ça ? Mais réfléchis !

- Je... Tu m'épuises. Tu es encore trop immature, Édouard, tu n'as pas changé.

- Mais je t'en prie, dit-il en baissant la tête et laissant tomber ses larmes, arrête... Tu ne comprends pas que je ne veux pas que...

- Chut... *teuh* il ne doit rester *teuh* que le son de ma mort dans cette *teuh* pièce, que ma toux qui m'emporte. Tu n'as rien *teuh* absolument rien à faire avec la mort, nous ... ne *teuh* sommes plus du... même monde."

Ces derniers mots retentirent comme des petits poignards dans la tête d'Édouard. "Nous ne sommes plus du même monde". Il vit Anne inanimée et sortit de la pièce, ne pouvant plus respirer l'air, la mort, la vie, l'amour, la haine. Il ne pouvait plus inspirer, expirer, il pouvait juste se taire et pleurer. Il tomba sur le siège du salon, ventre contre dossier. Il cria, toujours sans respirer cet air cruel, de ce monde affreux. Il jeta sa bague par la fenêtre, ce contrat était un mensonge, ils devaient vivre ensemble ! Ils devaient vivre heureux ! Ils devaient avoir des enfants ! C'est se vidant de tout l'eau de son corps qu'il cria par cette même fenêtre:

"Vous mentez ! Rendez-là moi, rendez-la moi, bon sang ! Vous n'êtes qu'un immonde mensonge, tous, et elle était la vérité !"

Il s'appuya sur le rebord. Il osa après quelques minutes bouger, il tourna la tête. Un petit papier ? Il y avait un petit papier coincé dans la fermeture de la fenêtre droite... Il souffla, pouvant enfin respirer. Ce papier représentait peut-être une démarche pour faire vivre sa femme ! Il lit, comme un enfant qui venait de découvrir comment faire, buttant sur chaque mot, relisant cent fois chaque syllabe, reculant dans sa lecture à chaque ponctuation.

"Mes mains étaient noires de terre, tu n'aurais jamais dû venir, ce sont mes mains qui ont signé notre contrat de mariage, ce sont elles qui t'on fait venir, ce sont elles qui épongeaient mon sang, ce sont elles qui ont causé ton malheur."

Des regrets, elle... Elle regrettait sa rencontre avec lui ? "Tu n'aurais jamais dû venir" ? Alors, quoi, ce sont eux ses derniers mots ? Non... Ce ne sont ni ses derniers ni ses premiers, elle les a toujours pensés, jamais dits... Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Édouard retourna dans la chambre où sa femme morte se tenait dans l'ombre. Il lui souffla un "pourquoi ?" ridicule, comme s'il avait été lâché honteusement. C'est après cela qu'il trouva ce haut-de-forme, de l'autre côté du lit, par terre. C'était celui qu'ils avaient acheté, lui et Anne, en face du café au coin de la rue, vers la gare, à leur deuxième rencontre. Presque sans émotions, - elles s'étaient toutes échappées, la colère, la peur, la peine, l'incompréhension, la douleur aussi, qui reviendra très souvent - il saisit le haut de forme, l'emmena mécaniquement chez la couturière en face de leur maison haute pour qu'elle y couse à l'intérieur ce mot, écrit à l'encre rouge, sur du papier fin.



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